C’est de la douleur, dit on que naissent les plus beaux chefs d’œuvre. Elle donne a l’homme une sorte de sérieux qui lui permet de voir entre les lignes de la vie. Moi je ne souffre plus, c’est ma plus grande douleur. Je repense un peu, parfois, à ce temps, sombre et romantique. J’étais plus petite alors, plus forte et plus faible. J’étais un fil de métal, incassable, mais j’étais aussi la couche de givre qui le recouvre, brillante et fragile comme une rosée du matin. J’étais comme ces jeunes filles de mes rêves, blanche à la mort, vêtue de noir, un trait de khôl agrandissant mes yeux et leur donnant la pointe de misère qu’il convient. De longs cheveux noirs lisses, brillants, doux et fascinants encadraient un visage bien grave. J’étais aussi celle en dessous, avec ces vêtements qui façonnent le corps, intriguent par leur cuir, effraient par leurs ouvertures. Mes cheveux n’étaient plus doux, indomptables il crépitaient comme mes yeux de braise. Un sourire mauvais, taquin qui vous défiait s’ouvrait sur des canines pointues. J’étais belle et ne le croyais pas. Mais le temps a passé, mon passé s’envolait vers un futur meilleur. La maison s’est illuminée, les volets bleus se sont ouverts. A la porte, c’est une grande fille forte et intransigeante qui t’attend maintenant. Elle ne survit plus, elle a atteint son but. Elle est active, saine et équilibrée, indépendante et fière, un peu féministe disent même les voisins. Ce qui est dommage, pourtant, c’est qu’elle semble avoir perdu cette fragilité qui faisait son charme. Elle fait peur aux garçons car elle rit trop fort. Elle est un mur dont personne ne peut plus voir les fissures, ses anciens points faibles sont une source de volonté. Ce serait dommage, en fait que cela soit vrai. Derrière la lionne il y a toujours une petite fleur timide et candide, elle n’attend qu’un sourire pour s’épanouir un peu. J’ai encore besoin de bras pour me cacher, j’ai encore besoin de mots pour me souvenir que l’on m’aime. Je ne suis pas si forte si tu regarde bien, prends moi dans tes bras, dis moi que tu m’aimes, chasse les fantômes que je laisse revenir… si tu me protége, tu verras comme je peux être douce et tendre, tu verras comme ma voix tremble quand je te remercie… je suis capable de me relever, mais si tu m’aide, tu verras une autre facette … c’est une demande, c’est un cadeaux, c’est un peu mon cœur et tu en as la clés…
darkfay©


Commentaires
Par darkleia le 10/04/2007 à 15h21
woaw ma fée c'est merveilleux... mais c'est vrai... qu'est-ce que tu as changé... "je veux vivre, pas survivre"... je n'ai jamais oublié ces mots...
amoureuse de la Vie...
Par dinamoureuse le 26/03/2007 à 16h09
mais isa, je vais bien
c'etait juste que j'avais envie qu'on me chouchoute un peu...:d
rappeler que c'est pas parce que je cris sur tous les toits que j'suis ue egrande fille que je veux pas pour autant tout plein de bisous de calins et de tendresse...
quelque part par là, j...
Par isie le 25/03/2007 à 20h43
ca fait mal. ca fait mal de lire ca alors que 10 ans nous séparent.
je me revois à ton age. je me vois aujourd'hui. et si c'etait pour que tu ne traverse pas ca, je souhaiteraéis qu'on ne soit plus soeur, si seulement ca pouvait t'eviter ces moments là de la vie...
mais je prefere, puisqu'on a pas le choix, t'accompagner lors de ta traversée.
mal de lire ces mots que j'ai écris il y a si longtemps, et hier
Par Eruanfailon le 25/03/2007 à 01h16
quelqu'un un jour t'a ecrit ceci...
...Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie s'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi...
Ce qu'il a écrit, il le pensera toujours et tu auras touours la clé de la maison bleue...
Par wolf le 24/03/2007 à 20h17
je lis... je lis...
(des oublies je dirais plutot..)
et je me laisse à croire à la fin que je peux encore détenir cette clef...
cela dit, très beau texte.. j'aime, j'ai meme pu trouver des fautes
il y a des gents qui t'aime, que ce soit en amitié ou en amour... certain ne te le dise pas, d'autres te l'on dit, et certains ne le disent plus... mais le penseront surement toujours.
vince.
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