la vie, vecue, écrite, aimée...

ecriture d'une fée

tertu

le 11/11/2007 à 20h24
Je danserai pour toi
Je danserai seule, puisque tu ne le fais pas
Avec de grandes arabesques je t’écrirai mon amour
Des cercles sans début ni fin pour que tu m’aimes encore et toujours

Et l’océan sera à mes pieds comme n’importe quel homme
Il n’y aura que toi pour toujours me résister
Alors je danserai, je danserai comme personne
Espérant que l’envie te prendra, peut être, de me regarder

Tout autour, des flocons purs et froids comme toi
Et je tourne et je m’élance, mes mains vêtues d’élégance
Contre ma peau la glace fond car je sais vaincre le froid
Seules mes lèvres, d’un bleu glacé, attendent le baiser de la délivrance

De la douleur de mon être naîtra la grâce
Et mes doigts tisseront dans la neige des nœuds d’amour
D’une roulade qui m’échoue si prés de ton odeur qui, déjà, s’efface
Je tirerai la force de te séduire, encore et toujours

Et je danserai, douce et en silence
Juste une ombre aux ailes bleues qui, dans la nuit, danse
Répondant au tempo passionné des vagues amoureuses
Et à celui si serein des neiges langoureuses

La brume sera sur mon corps
Comme une de ces caresses que tu m’offres quand, à l’aurore
Charmé, fasciné, enfin, par mes charmes
Tu oublis la fée et aime la femme

Encore, et toujours…

Darkfay©


il faut se rendre a l'evidence


la grace ne nait pas de la souffrance


j'aurais aimé pourtant


on aurait été beaux, avant


toi jouant de la flute, moi dansant


tu aurais été un virtuose


et mes pirouettes grandioses


n'es tu qu'un homme et moi une fille?


de ces reves, ne sommes nous rien?


et pourtant, je te vois comme un magicien


et pourtant, quand tu me parle, mes yeux brillent


mais nous tenteront, bientot


"on fera dans le mediocre, mais avec sincérité"


ce ne sera pas beau


ce sera vrai


et ce sera sufffisant


pour sourire en y repensant...


 

une clée de mon coeur

le 24/03/2007 à 18h14

C’est de la douleur, dit on que naissent les plus beaux chefs d’œuvre. Elle donne a l’homme une sorte de sérieux qui lui permet de voir entre les lignes de la vie. Moi je ne souffre plus, c’est ma plus grande douleur. Je repense un peu, parfois, à ce temps, sombre et romantique. J’étais plus petite alors, plus forte et plus faible. J’étais un fil de métal, incassable, mais j’étais aussi la couche de givre qui le recouvre, brillante et fragile comme une rosée du matin. J’étais comme ces jeunes filles de mes rêves, blanche à la mort, vêtue de noir, un trait de khôl agrandissant mes yeux et leur donnant la pointe de misère qu’il convient. De longs cheveux noirs lisses, brillants, doux et fascinants encadraient un visage bien grave. J’étais aussi celle en dessous, avec ces vêtements qui façonnent le corps, intriguent par leur cuir, effraient par leurs ouvertures. Mes cheveux n’étaient plus doux, indomptables il crépitaient comme mes yeux de braise. Un sourire mauvais, taquin qui vous défiait s’ouvrait sur des canines pointues. J’étais belle et ne le croyais pas. Mais le temps a passé, mon passé s’envolait vers un futur meilleur. La maison s’est illuminée, les volets bleus se sont ouverts. A la porte, c’est une grande fille forte et intransigeante qui t’attend maintenant. Elle ne survit plus, elle a atteint son but. Elle est active, saine et équilibrée, indépendante et fière, un peu féministe disent même les voisins. Ce qui est dommage, pourtant, c’est qu’elle semble avoir perdu cette fragilité qui faisait son charme. Elle fait peur aux garçons car elle rit trop fort. Elle est un mur dont personne ne peut plus voir les fissures, ses anciens points faibles sont une source de volonté. Ce serait dommage, en fait que cela soit vrai. Derrière la lionne il y a toujours une petite fleur timide et candide, elle n’attend qu’un sourire pour s’épanouir un peu. J’ai encore besoin de bras pour me cacher, j’ai encore besoin de mots pour me souvenir que l’on m’aime. Je ne suis pas si forte si tu regarde bien, prends moi dans tes bras, dis moi que tu m’aimes, chasse les fantômes que je laisse revenir… si tu me protége, tu verras comme je peux être douce et tendre, tu verras comme ma voix tremble quand je te remercie… je suis capable de me relever, mais si tu m’aide, tu verras une autre facette … c’est une demande, c’est un cadeaux, c’est un peu mon cœur et tu en as la clés…


 


 


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