Un jour je serai à la hauteur
Un jour je n’aurais plus peur
J’arrêterai avec mes questions
Je saurai, ça relâchera les tensions
Car je suis morte de trouille, à l’idée de son absence
Et j’ai pas les couilles de me faire confiance
J’aurais plus mal au ventre de son manque
J’aurais plus besoin de ses bras comme d’une planque
J’le ferai pas fuir avec mes doutes
Je ne l’énerverai pas a chaque petite goutte
La coupe est-elle pleine ? Que pense-t-il ?
Sent-il lui aussi tout ça ? Le sent-il ?
Ne suis-je qu’une ado qui aime comme on aimait
Cet homme déjà oublié, le général boulanger
On a vu ou ça mener…j’ai peur de l’effrayer
Je l’aime, merde je l’aime….
Déjà si vite ? Et tu y crois ? Alors pourquoi es tu blême ?
Pourquoi ces larmes, pourquoi ces peurs
Tu l’aimes, est-ce possible ? Ou n’est ce qu’un petit jeu de ton cœur ?
Es tu capable d’aimer vraiment ?
Tout ça n’est-il pas qu’une amourette ?
Que sais-tu de tes sentiments
Ce n’est pas aimer, compter fleurette
Ce n’est pas aimer, désirer
C’est quoi l’amour si c’est pas ce qui vrille mon cœur ?
C’est quoi l’amour si c’est pas ce manque ?
C’est quoi l’amour si c’est pas ces sourires ?
Et pourtant, tu n’es qu’une voleuse
Une voleuse d’instants tu n’es rien dans le temps
Tu n’es rien
Et tu voudrais être aimée
Laisser toi aller
Oui mais j’en ai déjà perdu comme ça
En me laisser aller, en suivant mon instinct, car j’en demande beaucoup
Beaucoup trop
Est-ce que ça va passer comme ça l’a toujours fait ?
Je crois plus en mon cœur
Je crois a peine en mon corps
Ma tête m’a abandonné
Alors il reste quoi hein
Il reste quoi à lui offrir
Quoi à aimer
Tu n’es bonne qu’au lit et encore
Tu ne sais pas rendre les gens heureux
Tu ne sais pas écouter
Tu ne sais pas parler
Tu ne sais pas lire entre les lignes
Tu ne sais pas te souvenir !
Et tu voudrais l’aimer ?
Qu’il t’aime ?
Pauvre conne….
darkfay©
Jeu d’épaule
Je me fraies un passage et échange les rôles
Pourras tu me regarder sans craquer ?
Imiter l’extase pour mieux rire de ton regard mauvais
Pauvre homme amoureux d’un corps séducteur
Déhanché savamment exécuté et sourire railleur
Les cheveux se balancent, crinière majestueuse
Effleure mes courbes comme si elle en était amoureuse
Fasciné tu suis mes doigts
Ils dessinent des runes sur mon ventre
Les imagines-tu sur toi ?
Les imagines-tu en mon antre ?
J’ondule et tu recules
Ce sont des vagues de désir qui se déchaînent
Encore une fois et je t’accule
Oui, je sais…je suis malsaine
Avoue que tu aimes ça
Que tu aimes tout ce noir que tu devines en moi
Relever le visage comme pour l’offrir au ciel
Ou comme pour le narguer, qui sait
Cambré, pointé, arabesque, laisser entrevoir la dentelle
La sueur perle entre mes seins, aimes tu son goût musqué ?
Assis, couché et surtout ne bouge pas
Gentil petit qui n’obéit qu’à moi
Et reste de marbre même quand les sens le font chavirer
Même quand mes talons aiguilles encadrent ton visage
Que mon jupon vient le caresser
Et que tes mains enragent
Non, ne bouge pas, surtout pas
Ne me touche pas, regarde moi
Regarde moi partir sans même un dernier sourire
Dans ton crâne ton sang bat encore
Il n’arrive cependant pas à effacer mon rire
Mon rire, oui, puisque ce n’est pas toi le plus fort…
darkfay©
Et si, et si jamais, un homme, un fou
Se proposait, un jour d’être mon époux ?
Et si, poussons plus loin
Et si, n’ayons peur de rien
Et si je l’aimais ?
Qu’est ce que je lui répondrai ?
Déjà, les mots qu’il me dit
Les projets qu’il fait
Sans vraiment me demander mon avis
Puisqu’après tout je ne dois pas y participer
Des projets qui cependant
Sans moi, sans ce nous n’aurait plus de sens
Déjà ces projets, disais je donc a l’instant
Me paralysent d’angoisse, un effroi si intense
Que j’en perds mes mots, mais enfin
J’avoue que le résultat ne serait pas vilain
Oui, seulement et ma liberté ?
Oui, cependant et ma personnalité ?
Je sais, je sais bien sur la réponse à tout ça
J’aurais bien changé et d’ici la
Je n’aurais plus besoin de jouer au mec
Et niveau confiance en soi j’srai impec
Mais que répondre quand il me dit qu’il m’aime…de tout son cœur
Quand il me montre un trop grand attachement et que cela me fait peur
Comment ne pas faire de gaffe si forte qu’on en tremble ?
Car chaque fois qu’on parle de futur a deux devant quelqu’un
Je précise que de toute manière d’ici la, on s’ra peut être plus ensemble
Et si jamais ça ne partait pas cette peur du couple ? Et si ça arrivait demain
Si je ne voyais pas passer les années et que je me retrouvais dans cette position délicate
De la femme qui n’ose pas dire non, par peur de le perdre, d’être ingrate
De la confiance qu’il vous offre, et si jamais je le disais quand même ?
Et si un jour j’en venais à ne plus savoir dire « je t’aime » ?
Pourquoi je peux pas vivre sans aimer ? Pourquoi pourtant j’ai encore peur de me faire voler ?
Des dizaines de sourires
Des photos qui veulent montrer la joie
A en oublier qu’on peut souffrir
Mais le soir, seules, toi comme moi
On sait très bien que tout n’est qu’illusion
Les rires sont stridents
Et les sourires brouillons
Dis, tu crois qu’on est un jour assez grand ?
Et pourtant, pourtant on voudrait y croire
Croire qu’il suffit de vouloir vivre
Mais, il y a toujours l’envers du miroir
Le prix et le code barre sur le livre
On a beau se trouver belle quand on sourit
Notre cœur n’en est pas moins pourri
On a beau se bercer d’histoires multiples et variées
Au final, il faut pouvoir se les payer
Pardon de me haïr, encore et toujours
Pardon de ne pas aimer ce que je fais tous les jours
Je suis moi et ça ne me suffit pas
Elles sont elles, et je ne comprends pas
Comment peut on jouer cette mascarade, la cautionner
On a beau sourire, pour vivre, il faut toujours pleurer…
Darfkay©
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