la vie, vecue, écrite, aimée...

ecriture d'une drow

comment tu t'appelle?

le 25/07/2007 à 10h01

Dis moi
Dis moi juste comment tu t’appelle
André, John, Thomas ?
Oui, dis moi, dis moi comment on t’appelle
Je n’arrive pas à m’y faire
Devant les parents je dis rien je joue les fières
Mais le soir je pense a toi
J’pense a toi une boule dans le ventre
J’pense a toi puisque je te sens pas
Dis, en décembre, tu comptes vraiment redescendre ?
J’ne sais plus quoi dire
J’crois que je me suis résignée
Ca ne m’empêche pas de souffrir
Ni même de t’aimer
Ce n’est pas seulement le manque
C’est aussi le fait qu’avec moi toujours tu te planques
Je sais que tu n’aimes pas les adieux
Mais j’aimerai être ta sœur avant qu’on soit vieux
On va partir demain matin
On passera près de toi
Pas de quoi croiser ton chemin
Juste de quoi me tordre le ventre encore une fois
Je me suis rarement sentie aussi abandonnée
J’ai l’impression que t’en as rien a glander
Lui compte puisque tu le hais
Et elle parce que tu l’aimes
Personne ne peut en douter
Mais avec moi il n’en va pas de même
Je sais, je sais, mais j’y peux rien
Oui je vais mal, non je vais pas bien
J’ai juste besoin d’un câlin
D’un câlin de mon Sébastien

darkfay©

S..

le 01/07/2007 à 20h30
Qu’est qu’il m’arrive je ne comprends pas
Pourquoi faut il toujours qu’ j’ai mal
Et cette phrase s’insinue en moi
Dites moi est ce que je suis normal

You said a day
That I was your babe

J’ai parfois envie de détruire
Tout ce qui t’a appartenu
Et j’ai envie de rire
Car j’ai mal de t’avoir perdu

Oh si c’est bien le mot
Un de moins pas un de trop
Je pensais que c’était inné
Mais m’as-tu jamais aimé

Je me ridiculise, en douleur inutile
Envie de me gifler, mais il faut bien accepter l’évidence
Mauvaise surprise, même si c’est futile
J’ai mal de ton absence

You said a day
That I was your babe

Désolée je n’accepte pas
Cet au revoir bâclé
Personne n’aime ça
Mais quand on aime on le fait

Or toi tu es parti
Juste…parti
Sans même un mot
Un de moins pas un de trop…



darkfay©

Parce que tu oses m’insulter
Parce que tu oses me mépriser
Parce que j’ose vivre pleinement
Parce que je suis moi a cent pour cent

Chut tais toi, tu t’enfonces
Chut, profil bas, tu t’enfonces
Ferme les yeux et tombe
Ferme les yeux et tombe

Pas de chance je vais bien
Pas de chance, tiens toi bien
Ecoute la bouche fermée
Ecoute avec les yeux bandés

Plus de décolleté
Plus de fesses moulées
Plus de maquillage outrancier
Plus rien, plus rien pour me juger

Alors

Chut tais toi, tu t’enfonces
Chut, profil bas, tu t’enfonces
Ferme les yeux et tombe
Ferme les yeux et tombe

Ta femme te trompe et n’aime pas ces menottes
Ta fille s’est déjà fait prendre par tous tes potes
Ton fils est gay depuis que tu l’as forcé
Ton père t’a renié depuis que tu l’as insulté

Pas de chance, je vais bien
Pas de chance, tiens toi bien
Ecoute la bouche fermée
Ecoute avec les yeux bandés

Qui des deux Dieu aimera
Qui des deux aura tout perdu
Qui de nous est le fautif -mais je ne juge pas
Qui de nous est le fautif -mais ne me juge plus

Frustré, menteur tricheur
Seul, complice violeur
Ou sont ils tes souvenirs
De quand date il ton dernier rire

Chut tais toi tu t’enfonces
Chut, profil bas tu t’enfonces
Ferme les yeux et tombe
Ferme les yeux et tombe


L’enfer pour le chrétien des dimanches
La vie pour la jeune aguicheuse
Il faut prier pour ceux qui flanchent
Ne m’appelle plus « malheureuse »



darkfay©

 

que Dieu te pardonne...car moi je ne le ferai pas

Six mois…c’est long six mois
Tu n’avais pas le droit
T’aurais pu me dire, me préparer
C’est ton rôle, t’avais pas le droit de m’abandonner
T’aurais pu m’aimer, t’aurais pu me prévenir
J’ai jamais su être à la hauteur
J’ai comme un vide dans mon cœur
Je te sens plus…comme si le lien était rompu
Depuis que t’es plus là j’suis perdue…
Juste me tenir la main
Juste une attention, quelque chose au moins
Je hurle d’absence
A m’en déchirer la gorge de silence
J’ai perdu mon frère
J’ai perdu mon frère, j’suis plus entière
J’fais quoi sans toi, même plus de haine
J’fais quoi sans toi, j’me taille les veines ?
Tu le saurais même pas
Pas avant des mois
Putain t’avais pas le droit…
Ca fait trop mal de t’aimer, j’te comprends pas…
J’ai perdu mon frère
J’ai perdu mon frère, j’suis plus entière
« Et mes lèvres se brisent sur tes phalanges,
Je t’aime trop fort ça te dérange.. »
J’aurais aimé y croire tu vois
Penser qu’il y avait au moins quelque chose entre toi et moi
Même si je n’espérai plus la confiance
Apres tant d’années d’absence
Peut être au moins, quelque chose un lien
Un peu d’amour, d’affection, mais non rien
Je voudrais te haïr, ce serait plus facile
Mais je peux pas, les larmes s’encroûtent sur mes cils
Et je reste là sans comprendre
Surprise, blessée, j’aimerai t’attendre
Mais je ne suis pas un chien
Je ne sais pas aimer pour rien
Si toi tu ne m’aimes pas, si tu ne comprends pas
Autant abandonner, comme toi tu l’as fait avec moi
J’ai perdu mon frère
J’ai perdu mon frère, j’suis plus entière


darkfay©

sebastien

le 14/06/2007 à 13h47
Je dois avoir peut être cinq ans
Je suis en bleu, jusqu'à mes élastiques
Et ma tite frange sur mon front de souris
Et mes petites dents écartées sur mon sourire
J’ai l’air émerveillé
Comme toujours
Comme a chaque chose
Avec mon petit bidon
Et mes couettes de petite fille


Qu’est ce que j’aurais aimé me connaître
Qu’est ce que j’aurais aimé me souvenir
Mais je ne me souviens de rien
De si peu de choses avant mes dix ans
Quelques trucs qui m’ont marqué
Dis maman, raconte moi encore
Car je ne peux qu’imaginer..

Avant ma naissance
Quand mon père ne voulait pas d’un autre enfant
Mais que ma mère en avait un dans le ventre
Qu’il lui faisait la gueule
Et qu’il me regardait à travers la peau de ma mère
De ce regard mauvais
Il n’y avait que ma mère
Et mon frère
Il parait qu’il caressait son ventre en disant
Que lui il me voulait
Sans doute l’a t-il…regretté…depuis


Quand j’étais petite, j’étais dingue de lui
J’ voulais toujours l’accompagner à l’école
Et à son retour j’ lui faisais la fête
Comme un ptit chien le fait a son maître
Il parait qu’il était dingue de moi
Il faisait des trous dans les grands cartons
Pour que je puisse voir une fois qu’il m’aurait mi dedans
Et dans les escaliers il me poussait et moi je riais, et moi je criais

Une fois même, je crois que j’étais dans mon bain
Il s’est mit devant moi pour que mon père me frappe pas
Il a dit touche pas a ma sœur

A sa…sœur

A paque, maman cachait dans le jardin des œufs en chocolat
J’avais un petit panier bleu
Et il m’amenait pour qu’on les trouve
Tous les deux

Et quand il pleuvait
On allait chercher les escargots pour pouvoir les manger
Tous les deux

Et parfois, vu qu’on ne savait pas se parler
Je me mettais sur son lit, juste a coté de lui
Et on lisait
Tous les deux

Et puis il se trouve
Que j’étais dur
Mauvaise
Avec un sens de l’humour déjà noir
Je faisais en sorte qu’il me frappe
Une fois fait je gueulais a maman
Mais je savais que ce serait papa qui viendrait
Pour le frapper

Et puis les secrets je les ai toujours gardé
Pas par fidélité
Juste comme des armes
Des fois qu’il veuille me casser

Je l’ai haïs
Méprisé
Il avait fait du mal a maman
Jamais je n’ai pu lui pardonner
Je le cassais, je le détruisais
Sans aucun remord, sans aucun complexe
Fière d’être plus forte que lui
Certes c’est possible, mais ce n’est pas une raison

Un jour ça restera toujours gravé en moi
Mon père qui s’acharne
Mon frère baissé, de peur des coups
Qui pleurait
Et mon cœur
Qui se brisait

Je n’ai pas d’autres souvenirs juste quelques uns dont je ne veux pas parler, ils font trop mal
Je n’ai rien d’autres
J’ai tout livré
Et ce dont je me souviens
C’est parce qu’on me l’a dit…je n’ai rien d’autre…alors comprenais que je chérisse chacun des objets des pulls des tee shirts
Que j’ai pu récupéré
Qui des deux a raison
Ma mère ou mon père
Est ce des vacances ? Ou une fuite ? Qui ont imposé qu’il vide son compte
Qu’il parte en coup de vent
A-t-il eu peur
Ou est simplement qu’il n’aime pas les adieux
Si seulement tu me répondais…je te dirai combien je t’aime et combien je regrette
Je n’oserai sans doute pas te demander pardon mais
Tu me manques…


mal d'envie

le 04/06/2007 à 14h22
Regarde moi
Je me suis faite belle pour toi
C’est tout ce que j’ai voulu, décidé
Le reste, c’est a toi de l’imaginer
Je tenterai bien sur de te résister
Alors il te faudra jouer les durs, me dominer
Et puis me faire attendre, j’ai envie de devoir supplier
Fais naître l’envie, fais moi vivre, par pitié
Fais moi peur fais moi mal
Mais tout en respect, je ne veux pas que ce soit sale
Je veux la confiance, et le doute
Que tu me veuille et que tu me jettes, que tu t’en foutes
Je veux être reine et courtisane
Je veux être celle qui meurt, mais qui jamais ne se fane
Oh oui, fais moi mourir d’envie, fais moi mal d’extase
Et puis, tout en douceur, tout en chaleur, rentrons en phase
Pendant quelques instants, pendant quelques regards
Cessons les cris et rangeons les poignards
De l’amour, des larmes, du sentiment et moins de sensation
Avant que la danse ne reparte plus vite, que le tempo ne siffle
Aimons nous jusqu'à l’indiscrétion
Et tout à coup tu me gifles
Tout à coup je te repousse, le défi dans les yeux
Chut, tais toi, viens me chercher, si tu le peux
Retiens mes cris d’un baiser acharné
Contrôle mes hanches et leurs mouvements saccadés
Sans répondre a leur désir, jamais
Du moins pas encore, il faut d’abord que je me mette à trembler
Il faut d’abord que tu ne puisses plus supporter
Mes baisers douloureux, et mes caresses pas assez appuyées
Je veux que tu aies mal d’envie, attrape mes poignets
Et me force à te regarder
Je veux de la violence comme une douceur
Je veux que tu oublis les mensonges du cœur
Et un instant, une pause, une question
Silencieuse, effrayée, presque un pardon
Doucement, timidement, un oui, qui ne se dit pas
Qui se lit dans les yeux, un mouvement du menton, un peu plus bas
La confiance renaît, comme deux enfants heureux
Qui courent dans les champs des amoureux
La délivrance qui montre son visage mais je ne se donne pas encore
Monter au sommet et embrasser tes lèvres d’or
S’enlacer, ne plus se lâcher de peur de se perdre
Et crier en silence, comme une surprise, tremblante, comprendre peut etre
Le respect et la compréhension
Doucement redescendre de cette ascension
Juste bien, soulagés, vidés, apaisés
Se regarder, sourire, s’aimer…

Darkfay©

...^^

le 21/05/2007 à 21h19

J’aurais du, j’aurais du, mais je n’ai pas su
Parce qu’il me donnait l’air trop grande j’ai perdu la vue
Je ne sais plus ou je suis, ni combien pèsent mes qualités
J’aurais du être plus ambitieuse avoir des rêves à réaliser
Mais comme toujours j’avais trop peur de me décevoir
Et je me disais que c’était trop risqué, que j’allais choir
J’aurais du éviter le lycée, j’aurais du entrer dans une école d’art
Devenir styliste, ou peut être même actrice
J’avais 15 et pas compris qu’il n’était pas trop tard
Maintenant je suis vieille et ne porte que de rares cicatrices
J’aurais du tout risquer, j’aurais du me brûler
J’avais trop peur et j’ai tout loupé
Je n’étais pas faite pour cette vie terne, avocate
Et puis quoi encore, je porte mal les cravates
J’aurais du devenir archéologue ou psychiatre dans un asile
J’aurais du devenir espionne, une femme avec du style
J’aurais du croire en moi et passer ma ceinture noire
Et maintenant je me dis que je l’aurais eu, mais c’est trop tard
J’aurais du dire merde et m’habiller en noir
Avoir une moto comme dans mes rêves et rouler tous les soirs
J’aurais du j’aurais mais je n’ai pas su
J’aurais du accepter d’être draguée par cet homme
Mais il paraissait trop beau, j’ai été bien trop conne
J’aurais du accepter de poser pour des photos érotiques
Etre fière de mon corps mais j’étais hypocrite
Avait peur pour ma réputation
Je me souviens de mes douze ans, de mon air de gothique
Je n’avais peur de rien et imposait la situation
J’aurais du j’aurais du nager dans cette crique
J’ai rien fait et pourtant, j’ai tout perdu
A me voir comme ça, je me sens toute nue
Pas le moindre souvenir
Chaud ou même froid, juste de quoi me vêtir…

darkfay©

C’est peut être pour ça que je suis folle, parce que j’ai peur de me ternir... oui, mais est ce que c’est vrai, est ce que je pourrai réussir ? Personne ne lit dans le futur…


Sev...

le 14/05/2007 à 21h02

Je ne suis pas sure, je ne me souviens pas bien
Mais je crois que c’est chez toi que j’ai retrouvé les miens
Dans ton antre noir, mais pourtant accueillante
Je ne t’ai jamais connue, je t’ai seulement sentie
Forte douce malheureuse comme une flamme vacillante
Je m’étais dit, cet été j’aurais le temps, et elle ira mieux, on deviendra amies
Mais non, le temps on ne l’a pas eu
Et je pleure une inconnue
Une inconnue que je ne peux m’empêcher d’aimer, car
Si tu es leur amie, tu es aussi la mienne, même s’il est trop tard…
Je me demande surtout, si tu as pu la rejoindre
Sinon, si même la mort n’a pas su te rendre ce que t’as pris la vie
Alors, qu’on arrête d’écrire la poésie et même de peindre
Qu’on arrête de rêver, que tout ira bien, qu’un jour on oublie
J’étais là quand tu étais inconsciente, là j’ai osé
Puis tu t’es réveillée, et j’ai été intimidée
Quelle conne, j’aurais pu connaître une grande femme
Une femme qui avait un monde noir,
Et savait donner même quand elle souffrait de toute son âme
Au début j’ai pleuré, en entendant sa voix le premier soir
Puis j’ai rit et sourit comme je le fais toujours
Le lendemain, la j’ai réalisé que tu étais morte depuis six jours
Je l’ai écrit un peu partout, me blessant pour m’y faire
Il y a des cris a coté de moi
Comme toujours quand tout le monde est là
Mais si je pleure, c’est pour toi, pour tout ce que tu ne pourras plus faire
Faire rire mes amis, discuter avec eux, avec ta présence discrète
J’ai mal, j’ignore pourquoi, des fois je t’oubliais presque
Pourtant, même si je ne te connais pas
Je te sais un peu, c’est déjà ça
Je sens comment tu réagirais à mes gestes
Comme si tu étais encore là dans ma tête
Je ne te connaissais pas, et pourtant je te pleure
Je ne te connaissais pas, et pourtant, il y a ta marque sur mon cœur


darkfay©

image de mes souvenirs...une dedicace qui m'avait marquée, une femme qui m'avait intriguée...

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